Karlavane


Samedi 29 mai 2010

Monsieur le Président,

On nous parle tous les jours de terroristes tenant en otage la pérennité des nations « civilisées », ou de leur prétendues libertés! Mais qu’en est-il, des terroristes financier, eux même, nous assujettissent chaque jour d’avantage, à leur vision d’un monde désaxé, entre rentiers et travailleurs, ou les premiers, gravitent autour des seconds, tels des rémoras autour des squales. mais le rémora est devenu plus gros que le squale. le requin étant pour le coup, parabole empreint d’ironie, les salariés!
Keynes disait en son temps que, dans l’intérêt d’une productivité dopée par la carotte d’un éventuel ascenseur social, il fallait qu’au sein de chaque entreprise, le ratio entre le plus petit et le plus gros salaire, n’éxède pas le coefficient 7…
Chaque jour, 6 000 milliards de dollars s’échangent sur les marchés financiers : même à un faible taux, la taxation de ces transactions dégagerait chaque année des centaines de milliards de revenus à redistribuer et contribuerait à dissuader les comportements les plus spéculatifs!

Salarié au sein de notre établissement je n’ai pourtant pas d’autre choix que de serrer la ceinture ayant deux enfants à charge, l’emprunt de la maison, de la voiture, du poste de télévision, des études de ma filles, cela, tout en restant au contact d’une masse monétaire qui me dépasse.

Pourriez vous m’accorder une augmentation de 4,87euros, les frais de carte de bus de mon dernier ont augmenté de quinze pour-cents cette année et je ne peux plus faire face à cette nouvelle dépense nécessaire

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, dans la gratitude la plus soumise et dévouée l’expression de mes prosternations distinguées,

By Karlavane on 29 mai 2010 | Karlavane | A comment?

Dimanche 02 mai 05h24

Tous les matins, leurs regards jouaient la même histoire, échangeant un sourire, esquissé du coin de l’œil. Sans vraiment dire bonjour ni jamais un bonsoir, car il se connaissent que du matin, non pas du soir. A vrai dire, il ne la connait pas et elle non-plus, chacun se disant « je n’oserais pas », comment veux-tu. Cette fille lui fait décidément penser au mathématique, les parallèles ne se croisent jamais c’est géométrique.
Tout les matins, passant le contrôleur, ses yeux se braquaient, puis d’une lâcheté molle autant qu’inéluctable, se relâchaient. Cela dura des mois ou il se racontait des scenarii improbables, ou ils se seraient embrassés, d’une fougue…. impondérable? Elle etait toujours assise à la même place et doit monter dans les dix premiers arrêts. Elle à en effet sa place quasiment attitrée, non loin de la première porte, coté fenêtre c’est aèré
Tous les matins, discrètement il observait ses manières, elle soutenait parfois son regard, cela semblait lui plaire. Mais pour avoir le courage de l’affronter, en somme il eut fallu qu’il soit un autre genre d’homme
« _ je n’oserais vous demander mademoiselle,
_mais si voyons
_Euh quel heure est-il? »
Quelle question stupide il est 8h, comme tout les matins, quel imbécile fut-il.

Précarité des sentiments, de la vie pourquoi pas du travail disait bwana Parisot

By Karlavane on 2 mai 2010 | Karlavane | 2 comments