Réveil, Internet avant même de sortir du lit, personne sur les dialogues instantanés, trop de courrier électronique, la lettre de « Les Damnés de La Terre », un camarade qui se met en congé militant, une copie de facebook appelée SexeBook, Nine, Mikéla… pensées et écrans se mélangent. Samedi qui arrive, il faut qu’il prépare des réponses à d’éventuelles questions car on sent un effritement du parti! Et puis beaucoup d’annonces d’emplois sur le site pôle-emploi.fr et sur d’autres aussi, mais aucun qui lui corresponde!
Qui l’attend? qui pense à lui? Hub lui dit bonjour en dialogue instantané. Ha! Nine est là aussi, on papotte un peu. Avec Hub aussi. Est-ce le sens de la vie de maintenant, papotter sur le net? Est-ce là que le monde se refait, se fait et évolue à présent. C’est peut-être çà que nous sommes en train de rater avec le parti!
Il se retrouve à écrire dans la cuisine, le téléphone portable qu’il avait oublié sonne bêtement dans la chambre pour le réveiller, pas si intelligente que çà la machine. Il continue de chatter avec Hub et c’est Mikéla qui réapparait dans ma tête, insistante celle là! Il finit par lui envoyer un courriel, puis un texto, il ne sait plus que faire avec cette femme! Les pompiers passent, des ouvriers sont au travail, Hub chatte avec lui, Mikéla dort peut-être et lui est tout seul dans cet appartement vide.
La réponse de Mikéla qui dit qu’elle s’inquiète pour le camarade qui a balancé un courriel leur disant qu’il se mettait en « congé militant », qu’elle se prépare pour aller au marché, qu’elle allait cuire un poulet entier et qu’elle demandait ce qu’elle pouvait faire pour samedi, et encore qu’elle allait écouter deux émissions sur le site www.la-bas.org.
Sa réponse par courriel, c’est un plaisir de lui écrire, il lui parle un peu de la réunion passée de lundi et de celle de samedi.
Il écoute deux émissions sur www.la-bas.org recevant en 2004 Daniel Bensaïd. Il a envie de transformer l’appartement en antre de pensées révolutionnaires plutôt qu’en garçonnière, mais çà elle ne le sait pas.
Début d’après midi. Les ouvriers s’étaient remis au travail. Pas lui sur le dossier de présentation du parti, il n’y arrivait pas.
Il voulait rejoindre Mikéla en ville, où d’ailleurs il devait se rendre pour acheter le cadeau d’Aïla. La raison lui disait de faire sa toilette et de s’habiller, mais de la pensée à l’action il y avait un fossé.
Il ne tenait pas en place et ne savait pas à quelle heure Mikéla viendrait à Brest. More…