Deuxième jour où il se réveillait en allumant le petit ordinateur portable posé sur la table de nuit.
Ces nouveaux petits objets technologiques avaient relancé la vente des ordinateurs qui commençait à perdre son soufle. Toutefois ils lui semblaient très fragiles, les gens, peu précautionneux dans l’ensemble, allaient vite déchanter et dire qu’ils tombaient rapidement en panne.
Il Répondit d’une façon toute « machinale » à un message sur un site de rencontre, machinale, normal, avec des ordinateurs entre les gens.
le journal local présentait le pays sous la neige, ce qui le fit penser à Mikaéla, allait-elle venir chez sa fille cet après-midi? C’était tout à côté de chez lui.
A cause du petit ordi il ne quittait plus son lit et se prépara un café pour se le servir… au lit! en pensant à la neige qui continuait à ralentir la ville, la rendant silencieuse et agréable.
Et du fond du lit il envoya un mail à Mikaéla, en alexandrins!
C’est bien de travailler couché, mais il pourrait y avoir un problème de refroidissement du petit ordinateur posé sur les draps, sur les genoux, donc, prendre une bande dessinée et la poser dessous. Ce geste simple devait faire durer la machine au moins deux fois plus longtemps.
Pendant la lecture du courrier électronique, et la multitude de visites de sites associées à celle-ci, il eut envie de téléphoner à Mikèla. Elle ne répondit pas et devait être au lit.
Il avait dû la réveiller car elle le rappela une demie heure plus tard, et déranger aussi la chatte Ganja qui était montée chercher des calins. Mikéla rallumait la cheminée et s’apprêtait à voir si le boulanger était là? Elle lui avait commandé une galette des rois pour l’après-midi chez sa fille. Mais allait elle pouvoir venir car la route glissait.
Ayant très faim il manga un yaourt et voulu se rendormir.
Mikèla l’avertit pour lui dire que le goûter à Brest était annulé car tout le monde pensait que risquer la voiture c’était pas utile avec cette neige menaçante.
Au lieu de se rendormir il mangea deux tartines de pain pâté, un reste de choucroute avec du rosée, tout çà en écoutant un truc dont il avait oublié l’existence, une émission de radio où des littéraires jouaient avec la langue française, sublime.
L’émission suivante, toute aussi intéressante, « journal intérieur » ou un truc comme çà.
Le petit ordinateur eut le temps de se recharger, il pensa que c’était marrant que la machine mangeait en même temps que lui!
Il s’enfonça dans une torpeur malsaine car il avait encore bu un verre de vin. Il devait vraiment faire attention. Sinon cela il avait un rendez-vous le lendemain après l’atelier d’informatique. Ils s’étaient dialogués tous les deux un peu sur le net, elle vivait une drôle de vie pas drôle du tout, avec un mari devenu peu intéressant à force d’être ininterressé.
Quelqu’un lui signala que si la route était glissante le lendemain matin elle ne viendrait pas à l’atelier informatique.
Allant mieux au bout d’une heure il se dit « Et si je reprenais un peu le travail? ».
Commençant par éliminer les inévitables commentaires vantant les pilules bleues sur les blogs qu’il gérait, il trouva le grand écran de l’ordinateur de bureau plus confortable pour travailler.
Mais il était trop énervé pour faire de l’informatique, il décida d’avancer l’aménagement de l’appartement. Un meuble démonté l’attendait posé en pièces détachées contre le mur, il essaya en esprit de l’imaginer dans le dégagement qui se situait au fond du couloir, cela devrait aller.
C’était du bon, pas de l’Ikéa, plutôt de La Roche Boboit ce cadeau qu’on lui avait fait et qui sinon aurait fini chez Emmaüs.
Il devait y arriver sans problème mais ne put finir à cause de la fatigue, trop dur d’un coup, le bois était dense et lourd, l’appartement trop chaud.
Une grosse envie d’être propre, il prit un bain d’une heure! C’est vrai qu’il allait rencontrer une femme pour la première fois le lendemain.
Bon, après un bon diner ce fut parfait, il se voulait en forme.
Une petite heure d’écriture et il serait temps d’aller dormir.
Ecriture du billet du mercredi 6 janvier 2010 qui ne comportait que le titre, alors évidemment c’était plus long.
Après l’écriture du brouillon sur la petite machine, correction et édition sur la grosse!
Et voila, 23h00 c’est fini, on arrête la grosse machine, çà fait du bien à la planète.
Juste le temps d’installer une adresse mail, celle de Béatrice, et hop au lit.
Au lit, un email à Béatrice, et hop dodo.
Ha non, un commentaire sur un site de rencontre…
Et puis tiens un mail à Mikéla, se sentait il coupable de dialoguer et de rencontrer sur internet?
Minuit dans un quart d’heure, fallait arrêter à présent.
les relations humains/ordinateurs ont elles à l’instar des relations hommes femmes une durée de vie programmées dans leur composants même? En tous cas nous les humains, aimons bien la chaleur… J’en déduit que la est la différence..? A part ça : on tombe en panne, on bug, on nous remplace de la même manière par de meilleur « produits »…
une amie du net m’a dit que le réseau, l’ordi donc, était que le premier pas.
Joli, non?