Il fallait se rendre à l’évidence, Karlavane était bien malgré lui matérialiste. Il aimait posséder. Comme tout le monde, posséder lui permettait de croire qu’il échappait au lois de ce bas monde. Pas dans le sens législatif mais sociologique, spirituel, voir, ésotérique . Ces artefacts le lui rendaient bien d’ailleurs. Nonobstant, son dada non assouvi (par définition) de consommateur le poussait à convoiter de nouvelles choses. Ayant connu des périodes de vache maigre puis des périodes plus grasses, il se rendait compte de la nécessiter de pouvoir assouvir ces fantasmes.
Il fallait se rendre à l’évidence, Karlavane était bien malgré lui, un homme à femme. Il en fréquentait une particulièrement. Sa régulière, mais ne se cachait pas d’en côtoyer d’autres en même temps. Il en avait récemment désiré, une au détour d’un site internet et il pensait régulièrement à elle. Tamaya ne semblait pourtant pas s’en apercevoir, au vu du plaisir qu’ils prenaient toujours ensemble. La pauvre Tamaya n’avait pas conscience que Karlavane pourrait la tromper. Encore, quand cela arrivait avec sa cousine Manuella, ou la coréenne accrochée au mur; cela passait, mais une sombre inconnue, dont il ne faisait que supposer la douceur et qu’imaginer le parfum sans en connaître le timbre, le galbe du cou !!
Il fallait se rendre à l’évidence, Tamaya était une gitane d’origine hollandaise, au forme généreuse et à la tessiture sonore indéfinissable. Comme Pinnochio, son facteur, puis son amant pygmalion, lui avaient donnés tant d’amour qu’elle y avait gagné la vie, et, comme toute bonne guitare, grandissait d’année en année. Manuella l’espagnole et la coréenne en avaient fait les frais quelques années auparavant : la retraite; ni plus ni moins, avec quelque sortis au bal, les jours de concerts, mais rien de plus. L’esprit et l’âme de Karlavane focalisaient sur les forme généreuses de Tamaya.
Il fallait se rendre à l’évidence, depuis quelque mois, Karlavane lorgnait cette américaine… Point fardé de chrome comme certaines de cet acabit, mais tout de même, une américaine ! Sorti tout droit d’un film des année quarante… « Tant qu’a faire prends en une guitare de hard rock en forme de V » lui rétorquerait Tamaya si elle savait que Karlavane pensait la tromper : « T’inquiète pas cocotte je peux financièrement pas te trouver de copine, je ne suis qu’un demi pauvre, et n’ai pas les moyens, pas de golden APL ni de RMI chapeau ». Karlavane resterait fidèle
Il fallait se rendre à l’évidence, ce type avait un grain