Peut-être n’était il pas fasciné par l’appareil, le nouveau petit ordinateur, mais il lui fut impossible de quitter internet avant quatre heures du matin. Il découvrait les joies du wifi au fond du lit. Le wifi était le nom donné à la technologie qui permettait de relier sans fil, par radiocommunication, l’ordinateur dans la chambre à l’émetteur dans la salle.
Le réveil le sorti du sommeil à huit heure et trente minutes, cassé, pas assez reposé.
Il fit ce qu’il put pour se remettre en route et ranger l’appartement avant l’arrivée d’Alain. Ce n’était pas parce que ce dernier était un homme qui vivait seul lui aussi, qu’il fallait faire un effort pour que l’environnement soit celui d’un vieux garçon célibataire.
Le petit ordinateur entrait dans sa vie informatique, dans sa vie tout court, peu consommateur d’énergie électrique, silencieux et surtout mobile, sans fil. Depuis longtemps il attendait un tel objet, mais le prix en était dissuasif, il n’avait baissé que récemment. Il fallait aussi laisser passer les premiers acheteurs qui allaient essuyer les pannes de jeunesse. Il y avait toujours des pigeons pour acheter les nouveautés électroniques, et les constructeurs, dans la course que leur imposait le capitalisme sauvage, les utilisaient comme testeurs.
Mikaéla lui téléphona, elle avait froid dans sa maison où il fallait allumer la cheminée, et faim. Elle allait essayer d’aller au marché.
Alain sonna à sa porte, il quitta Mikaéla, c’était un moment de précipitation.
La séance d’informatique fut des plus intéressante, socialement et techniquement.
Alain avanca dans sa connaissance de son ordinateur, et lui apprit des choses intéressantes sur l’association Les Petits Débrouillards.
Vers midi, aussitôt Alain parti, il rapella Mikaéla qui était frigorifiée dans sa cuisine glacée, mais très contente d’avoir acheté de la nourriture bio au marché. Il remarquait une chose, il n’entendait plus parler de la porte promise par son fils.