La saint–glinglin du capitalisme
En ces veilles de fêtes, on pouvait se poser des questions sur les tenants et les aboutissants d’une telle logique. Notre monde tellement embourbés dans des idéaux stériles et égoïstes de consommateurs plus que de citoyens. « Mais c’est la fête des enfants Karlavane ». Probablement. Probablement aussi que ce n’était pas le meilleur cadeau à faire à un enfant que de lui montré ce chemin pervers autant que cousu de fil blanc quand à son épanouissement personnel.
A l’origine, une fête nordique autour d’une buche, que l’on brulait en famille, ayant quelques pouvoirs de bons ou mauvais présages selon sa façon de se consumer et, plus tard autour d’un certain Nicolas( décidément….) . Notre cher capitalisme lui, par le biais d’une entreprise de boisson gazéifiée sensée, par le passé, être un élixir de jouvence et de vigueur à base de cocaïne, en avait donc fait son arme numéro un. Petit à petit, cette coutume d’acheter des cadeaux, construite de tout pièce, était ainsi devenue l’ambassadeur de ce dogme, prônant ainsi une certaine générosité à l’occidentale, une générosité hypocrite vers ses petits bouts de choux bientôt prêt à poursuivre le cercle infernale.
Les grandes personne, de toute façons, se faisaient également des cadeaux, là n’était pas le problème. Le problème était que, sous couvert d’une générosité ni gratuite, ni spontanée, il y avait là, une des plus grandes preuves d’une société décadente à deux vitesses : ceux qui pouvaient se réjouir de voir les fêtes arrivées, ce disant en leur fort intérieur « comment vais-je pouvoir épater la galerie » en achetant le dernier produit hightech dernier cri de fabrication mondialisé. L’écran assemblé en chine les composants électroniques assemblés en Corée, le packaging dans un pays du Maghreb et le service après vente dans quelques pays « anciennement » colonisés, ayant gardé la langue du colon.
Quel cadeau leur fait on à ses pauvres pays ? Copenhague l’a encore prouvé : NADA! Et je ne parle même pas des pauvres, chômeurs, rmiste, smicard… Nous avons tout juste le droit de nous taire, tant nous plaindre paraîtrait malsain, au vu de ce qu’il se passe ailleurs, plus au sud. Juste espérer pouvoir payer le chauffage jusqu’en mars
« Chérie à la saint valentin je t’achète des roses africaines «
Elle ont plus à boire que le continent entier….
Saine Scène Colère! ++
Analyse que je partage à 100%. Merci de mettre tout cela en mots.