Huit heure et demi! Après une nuit très courte, réveillé brutalement par la sonnerie du téléphone portable.
Ne pas s’affoler, se lever en douceur, faire un café, regarder dehors, constater que les voitures avaient retrouvé la vitesse de déplacement qu’elles avaient avant l’offensive du verglas. Où couraient ils, ils vivaient tous les uns à côté des autres, se poussant à qui mieux mieux dans leurs véhicules individuels.
Terrorisée par avance d’avoir à faire le trajet à pied jusqu’à l’école, Aïla lui téléphona pour lui demander de l’accompagner en lui tenant la main. Elle avait peur de glisser sur le trottoir. Les piétons pouvaient glisser, la route des voitures, elle, avait été salée, et ne glissait plus.
En attendant, ce fut café au lit et ouverture du courrier électronique, au lit aussi, bien cet ordinateur portable. En même temps il était inquiet de ne pas démarrer la réalisation de l’exposé sur le parti pour le samedi qui venait. De plus il se disait qu’il n’avait plus d’autre solution que celle de devenir une sorte d’expert pour aider les autres à faire des blogs et autres sites, et de l’afficher haut et fort.
Midi et il n’avait pas bougé de son lit. Dans un effort de volonté surhumain il tenta de s’habiller. Mais avant il allait mettre dans « les choses à faire » l’exposé de samedi. Toujours cette fuite en avant, ce qui était écrit était fait, même si c’était pas vrai!