Monsieur le Président,
On nous parle tous les jours de terroristes tenant en otage la pérennité des nations « civilisées », ou de leur prétendues libertés! Mais qu’en est-il, des terroristes financier, eux même, nous assujettissent chaque jour d’avantage, à leur vision d’un monde désaxé, entre rentiers et travailleurs, ou les premiers, gravitent autour des seconds, tels des rémoras autour des squales. mais le rémora est devenu plus gros que le squale. le requin étant pour le coup, parabole empreint d’ironie, les salariés!
Keynes disait en son temps que, dans l’intérêt d’une productivité dopée par la carotte d’un éventuel ascenseur social, il fallait qu’au sein de chaque entreprise, le ratio entre le plus petit et le plus gros salaire, n’éxède pas le coefficient 7…
Chaque jour, 6 000 milliards de dollars s’échangent sur les marchés financiers : même à un faible taux, la taxation de ces transactions dégagerait chaque année des centaines de milliards de revenus à redistribuer et contribuerait à dissuader les comportements les plus spéculatifs!
Salarié au sein de notre établissement je n’ai pourtant pas d’autre choix que de serrer la ceinture ayant deux enfants à charge, l’emprunt de la maison, de la voiture, du poste de télévision, des études de ma filles, cela, tout en restant au contact d’une masse monétaire qui me dépasse.
Pourriez vous m’accorder une augmentation de 4,87euros, les frais de carte de bus de mon dernier ont augmenté de quinze pour-cents cette année et je ne peux plus faire face à cette nouvelle dépense nécessaire
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, dans la gratitude la plus soumise et dévouée l’expression de mes prosternations distinguées,